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Eglise St Pierre

 

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Saint-Hilaire est la plus aboutie des trois. Elle offre, au regard du passant qui emprunte la route D548, les belles rondeurs de son chevet admirablement proportionné.

Le maître d’œuvre a su tirer le meilleur parti de la pente du terrain naturel pour bâtir cet édifice splendide, au creux de la vallée de la Béronne. Il a surélevé la première travée de la nef côté ouest pour compenser le terrain naturel et par le biais d’une volée de marches, le visiteur descend dans la nef centrale.

Au XIXè siècle, la partie orientale du bâtiment était dans un triste état. L’église St Hilaire doit son salut à Prosper Mérimée qui, de passage à Melle en 1840, ajouta ce chef d’œuvre en péril à la liste des édifices à restaurer d’urgence.

 

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Cliquez pour agrandir l'image Bien que la construction de l’église se soit déroulée en deux campagnes distinctes, le bâtiment dans son ensemble présente une belle harmonie. Les travaux ont démarré par la partie orientale de l’église à la fin du XIe siècle. Le chevet, le chœur et le transept ont été réalisés en utilisant l’arc en plein cintre. Pour favoriser l’accueil des pèlerins, un déambulatoire, sur lequel s’ouvrent trois absidioles rayonnantes voûtées en cul de four, facilite la circulation autour du chœur. Une coupole sur trompes surmonte la croisée du transept. Le clocher carré qui s’élève sur la coupole et une grande partie du chevet qui menaçaient ruine ont été reconstruits vers 1850. La technique de l’arc brisé fait son apparition dans la nef centrale et les bas-côtés, réalisés au cours du XIIe siècle. La nef est constituée de six travées séparées par des colonnes quadrilobées. La travée la plus occidentale est surhaussée pour compenser la pente du terrain naturel.

 

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Le décor intérieur

Les chapiteaux des colonnes de l’abside et du transept ont, pour la plupart, été restaurés ou entièrement refaits vers 1850 avec une grande habileté. En revanche, les chapiteaux de la nef et des bas-côtés sont authentiques. Il est intéressant de noter la différence entre les chapiteaux surmontant les piliers quadrilobés de la nef d’un style rustique et vigoureux (la Chasse au sanglier ou l’Arbre 

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de vie) et ceux du collatéral et du portail sud (Joueur de viole, harpistes…) réalisés avec raffinement et dextérité.A l’évidence, deux artistes ou deux ateliers se sont succédé sur le chantier. Sur le même mur du collatéral sud, on découvre une curiosité assez rare dans les églises romanes : un portail sculpté à l’intérieur. La voussure du portail est constituée de 31 claveaux, tous décorés y compris l’intrados. Le Christ assis sur son trône est représenté sur la clé de la voussure. Il est entouré de personnages représentés en position debout et tous nimbés, à l’exception de l’un d’entre eux qui porte une chasuble et une crosse. Cliquez pour agrandir l'image Cliquez pour agrandir l'image

 

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Le décor extérieur

 L’église St Hilaire de Melle possède 3 portails qui donnent accès à la nef. Le portail nord, le plus emprunté, possède le décor le plus riche. Il est surmonté d’une niche accueillant un énigmatique cavalier, restauré en 1871, foulant un personnage. Entre autre hypothèse, il pourrait s’agir de l’empereur romain Constantin écrasant le paganisme. Le portail possède trois voussures sculptées. Les deux voussures supérieures, très abîmées, représentent les Travaux des mois alternant avec les signes du zodiaque et les Vices et les Vertus. La troisième présentant un décor de palmettes a été réalisée vers 1890.

Un soin particulier a été apporté aux éléments architecturaux et à la décoration de la façade nord, celle qui s’offrait en premier à la vue des badauds. D’élégantes colonnes-contreforts jumelées rythment la façade en accentuant les lignes verticales des ouvertures. Des modillons travaillés avec beaucoup de finesse courent tout le long de la corniche. Des chapiteaux ornent les colonnettes encadrant les fenêtres. A remarquer notamment la femme nue qui introduit sa tête dans la gueule d’un lion ou ces animaux fantastiques ailés sortis du riche bestiaire roman. 

 

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