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L’église Saint-Pierre
est située en périphérie du centre de Melle, à environ 1 km. Aucun
document précis sur la date de construction ne subsiste ; néanmoins,
un acte de 1132 parle d’un prieuré bénédictin qui dépendait de
l’abbaye de Saint-Maixent.
Au premier coup d’œil,
le bâtiment séduit d’emblée par ses proportions remarquablement équilibrées.
L’église possède une nef à cinq travées, un transept saillant doté
d’une absidiole orientée sur chaque bras encadrant l’abside
semi-circulaire.
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Le chevet est richement décoré.
Les fenêtres à colonnettes et d’élégantes colonnes-contreforts
donnent de la légèreté à l’ensemble en renforçant les lignes
verticales du chevet. Le décor est abondant et soigné. Les colonnettes
encadrant les ouvertures sont surmontées de chapiteaux alors que les
voussures sont ornées de décors géométriques (dents de scie,
billettes, …). |
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Des modillons représentant des têtes d’animaux, des
oiseaux des visages grotesques courent le long de la corniche. |
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Le portail sud ouvert sur
la troisième travée permet d’accéder à l’église. C’est une
ouverture en arc brisé présentant une triple voussure sculptée de
motifs d’ordre végétal, lors d’une campagne de restauration au XIXe
siècle. La corniche saillante qui surplombe le portail, présente un décor
très fouillé. Elle repose sur des modillons représentant les symboles
des 4 évangélistes (tétramorphe) entre lesquels s’intercalent des métopes
représentant des signes du zodiaque (sagittaire, poissons, … ).
Au-dessus, une niche
accueille un personnage (malheureusement décapité) assis revêtu d’un
joli drapé. Un nimbe crucifère à l’endroit où se trouvait la tête
indique qu’il s’agit du Christ. Il est entouré par deux personnages
qui sont difficilement identifiables car il ne reste que leur empreinte.
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Nous pénétrons par ce
portail qui donne accès à la nef à hauteur de la troisième travée.
L’église est vide. De toute évidence, elle n’est plus utilisée pour
le culte. Ses dimensions à taille humaine confèrent une intimité au
lieu. La structure interne est parfaitement classique et les volumes équilibrés.
Tout comme pour l’église de Saint-Hilaire, l’abside en cul de four,
le chœur et le transept sont le fruit d’une première campagne de
construction datée approximativement de la première moitié du XIIe siècle.
La nef et les bas-côtés ont été construits ultérieurement. Cependant,
ici l’architecte a utilisé la voûte en arc brisé pour toute l’église.
La croisée du transept est surmontée d’une coupole sur trompes. |
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Les chapiteaux qui
surmontent les colonnes engagées de la croisée du transept présentent
un certain intérêt bien qu’ils ne soient pas de belle facture. Ils
sont, pour la plupart décorés de palmettes et de feuilles stylisées.
Trois d’entre eux sont historiés :
scène de foire avec acrobate et joueur de cithare, des sirènes-oiseaux
ou des lions.
En revanche, le sculpteur
chargé des chapiteaux de la nef avait une technique éprouvée et une
bonne maîtrise du modelé. Il nous a offert quelques jolies pièces comme
une mise au tombeau ou le
tireur d’épine.
Nous supposons qu’il
s’agit de la mise au tombeau du Christ bien qu’il ne soit pas coiffé
d’un nimbe crucifère. Les deux personnages coiffés du bonnet juif à côtes
pourraient être Nicodème et Joseph d’Arimathie. Au-dessus du défunt,
un ange thuriféraire complète la composition.
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